Le Silmarillion

Hey oui, enfin, je l’ai lu, je l’ai même fini.

Le Silmarillion de Tolkien, enfin j’en connais le contenu. Pour la petite histoire… Je suis entrée en sixième, j’avais lu le Seigneur des Anneaux, et je n’avais de cesse de me dire “un jour, je lirai le reste des oeuvres de Tolkien”. Le Silmarillion venait bien sûr en tête. Et voilà, ça y est. Il est fini. Je viens juste de sortir de ma troisième année de fac. Sacrée attente n’est-ce pas ?

Soyons juste, je l’avais commencé lors de mon année de troisième, lorsque je l’avais vu au CDI. Malheureusement, je ne l’ai jamais fini. Mais j’ai eu le plaisir de voir que je me rappelais du début avec les Valars tout ça…

Bon que dire sur le Silmarillion ? Voilà un livre qui ne plaira pas à tous. C’est vraiment écrit dans le style conte/mythologie, comme le voulait Tolkien je suppose. Son gros point faible à n’en pas douter, c’est la multitude de noms pour un seul personnage multiplié par le nombre total de personnages. Hey oui, ça fait beaucoup à retenir. Sinon, il faut apprécier le style de l’écriture et vouloir en savoir plus sur la Terre du Milieu.

Personnellement, ce que je préfère comme histoire dans le Silmarillion, c’est celle de Feanor (j’ai oublié où se place le trema), et après celle de Beren et Luthien. Feanor, avant tout pour son caractère flambant, fumeux et calcinant, même si on veut lui prêter tous les dons. Il n’empêche que c’est un sacré caractère pas le plus avisé du tout, et qui part d’un coup de tête – ça me rappelle quelqu’un ahah ! Ceci dit, quel dommage pour sa mort. Un tel personnage qui a tant fait dans sa vie et sa mort qui ne prend que deux lignes à peine dans le livre, à peine mentionnée. Je me suis demandée si par là, on ne pouvait pas voir le caractère “pas fini” du Silmarillion. Je le pense en tout cas.

Quant à Beren et Luthien, je crois que je les préfère parce qu’il s’agit d’un passage du livre bien plus développé que les autres, et que je n’aurai pas imaginé en fait que leur histoire se finisse si bien, vu ce qu’on en apprend dans le Seigneur des Anneaux ! Elle est épique, romantique et heureuse. Que voulez-vous de plus ? C’était si surprenant et ça ressemblait tellement à un conte que j’ai eu un coup de coeur. Enfin, je parle d’histoire heureuse, il y a quand même quelques sacrifices. Mais j’aime bien Beren, il m’a l’air d’être à la base le petit padawan parti sur le chemin de l’aventure, et il finit en héros. Classique mais efficace.

Bref, une bonne chose de faite. La lecture est plus ardue que pour un roman habituel je dois dire, mais ça en mérite la peine si l’on est curieux de l’univers de Tolkien (par contre, ceux qui s’en foutent plus ou moins ou se contente des films, vous pouvez laisser tomber, ce n’est pas essentiel, c’est juste pour la culture !).